Histoire

Murale

Le nom d’Upton honore une petite ville dans la région d’Oxfordshire, en Angleterre.

L’histoire de la Municipalité débute en 1800, quand le canton d’Upton est proclamé, mais il semblerait que la véritable colonisation commence après 1845, année de la construction du chemin de fer qui relia Longueuil et Richmond en passant par Upton.

Vers 1850, la population comptait environ 400 personnes alors qu’elle frôlait environ 1 600 vingt-cinq ans plus tard.

La migration débute vers 1845. Il y a déjà quelques acres de défrichés de la grande forêt qui avait été donnée à une quinzaine de personnes de 1828 à 1833. Par ailleurs, 5 627 acres ont été vendus à monsieur Duncan MacDougall, père du Colonel Patrick MacDougall.

Le surpeuplement des seigneuries dont les terres s’épuise avec les années et le désir de devenir propriétaire favorise la migration de centaines de familles.

La demande grandissante dans le marché du bois et nos vastes étendues forestières ont attiré des entrepreneurs américains et britanniques qui ont construit cinq moulins à scie près des cours d’eau qui sillonnent la Municipalité. Vers 1845, la construction du tronçon de chemin de fer Longueuil-Richmond a favorisé le peuplement tant pendant qu’après sa construction. À cette époque, Upton accueillait et hébergeait des voyageurs de Drummondville et d’autres municipalités avoisinantes qui se rendaient à Montréal, à Québec ou aux États-Unis. Tout le transport du bois, du tanin et des autres produits nécessitait beaucoup de main-d’œuvre. Ce phénomène explique la rapide croissance de la Municipalité.

La Bark Extract Factory de la famille Miller a joué également un grand rôle dans le développement d’Upton et de toutes les municipalités environnantes. Avec l’écorce de pruche que les travailleurs faisaient bouillir, ils obtenaient une précieuse substance organique qui rend les peaux imputrescibles. Cette substance n’est nul autre que le tanin.

L’agriculture s’est développée très lentement puisque plusieurs alternatives s’offraient aux résidents avec les moulins en place et la Bark Extract Factory. Plusieurs décennies plus tard, l’agriculture est arrivée à maturité avec beaucoup d’effort, mais déjà à ce moment, la survie de la Municipalité d’Upton est assurée.

Vers 1853, monsieur Anthony MacEvilla, marchand irlandais en provenance de New York, construit au confluent des rivières Saint-Nazaire (Duncan) et Noire, un moulin à farine et à carder sur le site où le Théâtre de la Dame de cœur a élu domicile depuis maintenant 35 ans. Il y ajoute un moulin à scie. Ce grand moulin en briques est présentement occupé par le restaurant « Le Vieux Moulin ». Pendant plusieurs années, ce vieux moulin fut utilisé pour l’enseignement de l’École Ménagère, une école réputée pour son enseignement de qualité dispensé aux futures épouses.

La municipalité de la paroisse de Saint-Ephrem-d’Upton est constituée en 1855 et l’église paroissiale de Saint-Ephrem est bénite en 1875. Un peu après, une première école s’y ouvre. En 1878, la municipalité du village d’Upton est constituée. La paroisse de Saint-Ephrem-d’Upton et le village d’Upton se regroupent en 1998 sous le nom de Municipalité d’Upton.

Or, vers la fin du XIXe siècle, on y trouve une tannerie et une fabrique de chaussures. La région se développe.

Le téléphone y vient en 1919, lorsqu’un groupe de citoyens de la municipalité, désireux d’avoir le service téléphonique, décident de prendre les choses en main et de s’unir pour former la Compagnie de Téléphone de Saint-Ephrem-d’Upton-de-Bagot, qui desservait à l’époque, le village d’Upton, ainsi que les paroisses de Saint-Valérien-de-Milton et Saint-André-d’Acton. Le réseau a été réalisé avec l’aide des corvées.

Aujourd’hui, la Municipalité paisible d’Upton, jouissant d’un emplacement de choix de par sa beauté et la proximité des centres multifonctionnels d’Acton Vale et de Saint-Hyacinthe, avec beaucoup de services et commerces à proximité, entre nature, agriculture et patrimoine, est devenue le cadre idéal pour les jeunes familles et les amoureux de la quiétude.

Upton possède une économie solide et bien développée. On y trouve l’entreprise Fermes Burnbrae, joueur de premier plan dans l’industrie agroalimentaire canadienne qui a un troupeau de championnat de plus de 30 têtes. L’élevage Burnbrae est reconnu pour la qualité de ses reproducteurs. Cette entreprise vend également des œufs et des produits des œufs à de nombreuses grandes chaînes d’épiceries, entreprises de services alimentaires et pâtisseries partout au Canada et aux États-Unis. Elle possède une usine de transformation à la fine pointe de la technologie et emploi de nombreux travailleurs de la région.

À Upton, un projet d’envergure de développement domiciliaire Les habitations de la Rive attire de nombreux acheteurs. Ce quartier s’ouvre sur un parc boisé protégé et la rivière Noire avec vue sur le barrage de la Dame de cœur ainsi que le « Vieux moulin ». Le promoteur remettra à la Municipalité un espace réservé à un parc pour les enfants, des sentiers piétonniers avec accès à la rivière et des rues asphaltées. Le projet comprend des « cottages », des « bungalows », des habitations jumelées ainsi que des édifices à logements.

Autant dans le secteur du développement que partout en zone urbaine, les autos-constructeurs et les entrepreneurs en construction peuvent bénéficier, du Programme de revitalisation qui accorde un crédit de taxes.

Aujourd’hui, Upton met tout en œuvre pour offrir une qualité de vie excellente par un virage vert, la restauration de ses infrastructures d’aqueduc, d’égout et de voirie, une offre de plus en plus diversifiée en loisirs, la Foire de l’environnement, le Marché de Noël, plusieurs activités culturelles et communautaires…

En terminant, notons qu’Upton est située, en grande partie, dans le sous-bassin de la rivière Noire, mais un secteur de la Municipalité se situe dans le bassin de rivière Yamaska. On y retrouve deux stations d’échantillonnage de la qualité de l’eau, une sur la rivière Duncan et une sur la rivière Noire.